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Mise à jour d’une étude sur la contribution économique de l’industrie laitière : Forte croissance du secteur laitier québécois entre 2009 et 2011

Le secteur laitier a connu une croissance importante au Québec entre 2009 et 2011, soit une hausse de 7,4 % de la valeur des ventes totales dans la production laitière et de 6,7 % dans la transformation, selon une mise à jour des données d’une étude du groupe ÉcoRessources. Cette étude a été initialement publiée en 2011 et présentait des données de 2009.

Une contribution non négligeable au PIB

Cette croissance des ventes entraîne aussi une hausse de 7,4 %, à la fois de la contribution de la production au produit intérieur brut (PIB), la portant à plus de 2,72 milliards de dollars, et des recettes fiscales, qui, au Québec, totalisent 613 millions de dollars pour l’ensemble des paliers de gouvernement.

Du côté de la transformation laitière, il s’agit d’une augmentation de 6,7 % de la contribution au PIB, la portant à plus de 2,77 milliards de dollars, et des recettes fiscales qui totalisent 644 millions de dollars pour l’ensemble des paliers de gouvernements. La contribution totale du secteur laitier au PIB du Québec était donc de 5,49 milliards de dollars, et les recettes fiscales totales du secteur étaient de 1,27 milliard de dollars pour 2011.

Plus d’emplois que le Plan Nord

La croissance du secteur laitier a entraîné une augmentation de 2,2 % des emplois pour la même période, soit 1 817 nouveaux emplois en deux ans pour le Québec dans la production et la transformation. Au Québec seulement, les 6 200 fermes laitières étaient donc à la source de 83 096 emplois (directs, indirects et induits) en 2011 et de retombées fiscales totales de 1,25 milliards de dollars. En guise de comparaison, le Plan Nord annoncé par le précédent gouvernement du Québec représentait la création et le maintien de 37 200 emplois, pour des retombées fiscales annuelles de 780 millions de dollars et ce, en nécessitant un investissement de 80 milliards de dollars des fonds publics et privés.

Le président de la FPLQ, Bruno Letendre, s’est réjoui de ces résultats. « Le secteur laitier est réellement une source durable de développement pour le Québec et pour le Canada. La grande stabilité que procure notre modèle agricole, la gestion de l’offre et la mise en marché collective, explique en bonne partie le dynamisme de notre secteur, un dynamisme plus qu’utile à l’économie du Québec face à l’incertitude qui prévaut actuellement.

La gestion de l’offre ainsi que la mise en marché collective favorisent une production durable et locale d’aliments de qualité, à bon prix. Elles permettent à des fermes familiales de vivre du marché, sans soutien financier de l’État, ce qui est exceptionnel dans le monde agricole. En retour, elles contribuent de façon importante à notre économie, mais aussi aux trésors publics avec d’importantes retombées fiscales » a déclaré M. Letendre.

Dans l’ensemble du Canada

Le secteur laitier constitue la plus importante filière agricole au Québec et l’une des plus importantes au Canada. Pour l’ensemble de l’économie canadienne, les quelque 13 000 exploitations laitières ont contribué pour plus de 16,2 milliards de dollars au PIB et ont généré 3 227 millions de dollars de retombées fiscales directes, indirectes et induites. Avec 3 330 emplois de plus qu’en 2009, elles sont responsables de la création ou du maintien de plus de 218 330 emplois dans l’ensemble du pays.

La gestion de l’offre: pas une subvention!

L’étude initiale d’ÉcoRessources publiée en avril 2011 confirmait les avantages du modèle agricole qui prévaut dans le secteur laitier, soit la gestion de l’offre et la mise en marché collective.

«  Le système de gestion de l’offre (…) fait en sorte de limiter, plutôt que de subventionner la production. D’autre part, étant donné que le prix que les producteurs reçoivent pour leur lait est réglementé, ils ont avantage à améliorer l’utilisation des ressources à la ferme. Ces actions permettent de développer une meilleure rentabilité à la ferme, des entreprises et des infrastructures viables, durables et possiblement transférables dans le temps » avait indiqué, dans l’étude, le principal auteur Louis-Samuel Jacques, directeur adjoint agroalimentaire et économie de l’environnement chez ÉcoRessources.

Il ajoutait que la stabilité des revenus générés par la production laitière a permis le développement d’entreprises efficaces et modernes, toujours plus productives. Selon ÉcoRessources, l’industrie laitière contribue au dynamisme économique des régions rurales canadiennes puisqu’un emploi en région rurale crée davantage de retombées économiques qu’un emploi en zone urbaine.

À propos de la FPLQ

La Fédération des producteurs de lait du Québec représente les 13 000 producteurs et productrices de lait et les 6 200 fermes laitières de la province.

À propos d’Écoressources

De son côté, ÉcoRessources est une firme spécialisée en économie de l’environnement et des ressources naturelles, qui offre depuis 2004 des services-conseils indépendants à des organismes privés, des gouvernements ainsi que des organisations paragouvernementales et internationales.

Consulter la mise à jour 2012 l’étude de 2009 (pdf)

Il est également possible de consulter l’étude initiale de 2009 (pdf)

Ordre national du mérite agricole 2012 – Bravo aux 9 lauréats!

Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation est fier de souligner la participation de 94 entreprises des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches au 123concours de l’Ordre national du mérite agricole (ONMA).

Les lauréats nationaux

Cliquez sur le nom des entreprises ou sur les photos pour la description complète.

Gagnant national Médaille d’or (Commandeur) – Ferme avicole Orléans inc.  

Aviculture et pomiculture

fermeorleansmeriteagricoleor2012

Photos: Éric Labonté, MAPAQ

Gagnant national Médaille d’Argent (Officier) – Ferme Durantaye SENC

Production laitière

fermeladurantayemeriteagricoleargent2012

Gagnant national Médaille de Bronze (Chevalier) – Polyculture Plante 1987 inc.

Production végétale, transformation et commercialisation

Polyculture Plante 1987 inc.

 

Ferme Bédard et Blouin inc.

Production horticole ornementale, maraîchère et fruitière

Gagnant national : catégorie or – 2ème rang
Lauréat régional : catégorie or – 2ème rang
Mention de la relève féminine

 

Ferme Bédard et Blouin inc.

Ferme Goulaise inc.

Production laitière

Gagnant national : catégorie Or – 3e rang
Lauréat régional : catégorie Or – 1er rang
Mention de la formation agricole de la relève

Ferme Goulaise inc.

 

La Ferme Pellerat (1997) inc.

Production laitière

Gagnant national : catégorie Argent – 2e rang
Lauréat régional : catégorie Argent – 2e rang

Ferme Pellerat (1997) inc.

J.P.L. Maraîcher inc.

Production maraîchère

Gagnant national : catégorie Argent – 3e rang
Lauréat régional : catégorie Argent – 3e rang

J.P.L. Maraîcher inc.

 

Fraisière Faucher inc.

Horticulture maraîchère et fruitière
Gagnant national : catégorie bronze – 2ème rang
Lauréat régional : catégorie bronze – 2ème rang
Mérite Promutuel de la prévention (régional)
Fraisière Faucher inc.

 

Ferme horticole Lajoie inc.

Horticulture ornementale

Gagnant national : catégorie Bronze – 3e rang
Lauréat régional : catégorie Bronze – 1er rang

Ferme horticole Lajoie inc.

 

Lauréats régionaux, Capitale Nationale

Cliquez ici pour la liste complète

Lauréats régionaux, Chaudière-Appalaches

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Mentions spéciales – formation agricole, agrotourisme et relève féminine

Mme Denise Bilodeau et M. Jean-Yves Goulet de la Ferme Goulaise inc. obtiennent la Mention de la formation agricole de la relève en raison du soutien qu’ils apportent à leur fils Étienne qui, dès son jeune âge, a manifesté un intérêt marqué pour l’industrie laitière.

Dans le domaine de l’agrotourisme, c’est l’entreprise Pépinière et Verger Pedneault et frères inc., de L’Isle-aux-Coudres, qui remporte les honneurs sur le plan national. Quelque 70 000 personnes se rendent chaque année dans cette entreprise pour effectuer un tour guidé, pour visiter l’économusée ou encore pour déguster divers produits.

Finalement, la Mention de la relève féminine revient à Mme Raymonde Blouin et à M. Denis Bédard, de la Ferme Bédard et Blouin inc., pour l’appui accordé à leur fille Sarah qui a suivi une formation directement liée aux tâches qu’elle effectue au sein de l’entreprise familiale.

Prix des partenaires – prévention à la ferme et agroenvironnement

Le Groupe Promutuel a décerné le Mérite Promutuel de la prévention à la Ferme Port-Jolait SENC, qui s’est distinguée par l’ensemble des efforts consentis en matière de santé et de sécurité à la ferme.

Quant à La Coop fédérée, elle a remis le Prix La Coop fédérée à l’agroenvironnement à la Ferme Sylvain Laquerre inc.; cette entreprise agricole s’est illustrée de façon notable, du fait qu’au fil du temps ses propriétaires ont mis en place de nombreuses mesures favorisant une gestion agroenvironnementale harmonieuse, tant à leur ferme que dans leur région.

Outre ces partenaires majeurs, d’autres importants collaborateurs ont contribué à la réussite du 123concours de l’Ordre national du mérite agricole, à savoir Saputo, Hydro-Québec, La Terre de chez nous et le Salon de l’agriculture de Saint-Hyacinthe.

À propos de l’ONMA

Rappelons que l’Ordre national du mérite agricole est une véritable tradition dans le milieu de l’agriculture québécoise. Depuis 1890, il reconnaît le travail des femmes et des hommes qui façonnent l’industrie bioalimentaire du Québec. Pour les besoins du concours, le Québec, en raison de son étendue, a été divisé en cinq territoires regroupant une ou plusieurs régions et chacun des territoires accueille successivement le concours tous les cinq ans. Cette organisation permet de tenir le jugement à l’intérieur d’une période de temps déterminée, de mieux prendre en considération les zones climatiques et les types de sols particuliers et de donner des chances égales aux concurrents.

Au mois d’octobre prochain, les gagnants nationaux seront invités à recevoir, des mains du vice-premier ministre, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, et député d’Abitibi-Ouest, M. François Gendron, des décorations et des prix à l’occasion d’une cérémonie qui se déroulera à la salle du Conseil législatif de l’hôtel du Parlement, à Québec.

Selon une récente étude, l’industrie canadienne du bœuf serait sur le point de basculer

Industrie du boeuf précaire

Photo: Dukemeiser sur Wikipedia

OTTAWA, le 10 sept. 2012 /CNW/ – Une nouvelle étude publiée par l’Institut canadien des politiques agro-alimentaires (ICPA) révèle que l’industrie canadienne du bœuf est dans un état d’extrême précarité et que des mesures correctrices s’imposent pour que les producteurs et les intervenants de ce secteur puissent en tirer le maximum d’avantages, et que cette industrie devienne un fournisseur fiable face aux attentes croissantes d’un monde en quête de ce type de protéines.

« L’industrie  canadienne du bœuf accuse du retard et les occasions s’effritent à cause d’un manque de collaboration, » d’affirmer David McInnes, Président et chef de la direction de l’ICPA. « Les données et les entrevues démontrent que notre industrie du bœuf est dépourvue d’une stratégie globale lui permettant de répondre aux défis et de profiter des occasions importantes qui s’ouvrent à elle. »

Récupérer le marché intérieur

L’étude fait valoir que le Canada, malgré tous ses avantages liés à sa situation géographique, à la qualité et à sa capacité de production, risque de devenir un importateur net de bœuf. Le cycle bovin connaît présentement une baisse de production et il n’existe aucune stratégie évidente pour récupérer une part intéressante du marché intérieur.

À l’exportation, l’industrie canadienne compte de façon indue sur un seul marché, les USA, marché qui compte pour 85% du commerce canadien du bœuf et du bovin. La bonne nouvelle est que les USA génèrent pour $1.8 milliard des ventes totales canadiennes (des exportations de près de $1 milliard de bœuf et $800 millions de bovins). La mauvaise nouvelle est que le Canada « remblaye » le marché des USA, c’est à dire qu’en tirant partie de l’approvisionnement canadien en bovins et bœuf, l’industrie du bœuf américaine augmente ses propres exportations et profite de marges de profit et de valeurs supérieures. Et l’industrie canadienne ne semble guère se soucier de cet état de chose.

Mais l’étude précise qu’il ne faut pas blâmer le gouvernement. Quand les producteurs bovins et l’industrie du bœuf ont eu besoin de soutien, comme ce fut le cas après la crise de ESB, les gouvernements fédéral et provinciaux ont répondu à l’appel. Et le gouvernement canadien fait un travail admirable en ouvrant de nouveaux marchés étrangers mais malgré tout, l’industrie du bœuf n’en fait pas suffisamment pour augmenter les ventes, améliorer les prix et augmenter les marges de profit. L’industrie devra ultimement se doter d’une stratégie. Les gouvernements peuvent ensuite soutenir l’élaboration de véritables stratégies et axer leur appui financier sur les priorités qui en découlent.

Intérêt pour une nouvelle approche

« Dans le secteur du bœuf, un regain d’intérêt semble maintenant se manifester quant à la nécessité d’adopter une nouvelle approche, » de dire McInnes. « On réalise de plus en plus que nous ne pouvons optimiser les marchés intérieur, américain et étrangers au rythme où nous exportons le bœuf et les bovins aux USA. Ou bien nous acceptons de demeurer un fournisseur de « remblayage » au marché américain – avec ses conséquences et avantages – ou nous prenons une décision stratégique déterminante concernant les marchés où nous pouvons performer à notre pleine mesure. Cela suppose d’augmenter la part du bœuf canadien dans notre marché intérieur, de prendre plein avantage des marchés étrangers clés de grande importance, et de tirer encore plus de valeur de l’important marché américain. »

Les consommateurs veulent de l’information!

L’étude a aussi souligné que la réponse aux désirs du consommateur est insuffisante.   De nos jours, les consommateurs veulent plus d’information, y compris plus de renseignements sur les pratiques de production, la valeur nutritive  ainsi que son empreinte écologique.  Pourtant, l’industrie canadienne du bœuf n’arrive pas à bien faire passer un message qui réponde aux enjeux et préoccupations ou encourage la consommation de bœuf.

Le rapport de l’ICPA trace un plan directeur qui remettra l’industrie canadienne sur la voie d’un succès progressif.  Le rapport invite l’industrie à se doter d’une stratégie complète et solide, basée sur l’implication active de tous les maillons de la chaîne d’approvisionnement du bœuf.  Le rapport  déclare que l’information – y compris de l’information sur le commerce, la production et la qualité qui transite aisément des producteurs aux transformateurs, des détaillants aux consommateurs, et de l’information qui différencie le bœuf canadien de la concurrence étrangère –  et peut ainsi jouer un rôle important  dans l’élaboration d’une stratégie.

Le rapport de l’ICPA met aussi l’accent sur l’importance d’impliquer d’autres intervenants du système alimentaire tels ceux des milieux de la santé, de l’environnement, de la recherche, de l’innovation et autres afin d’aider à répondre aux besoins du consommateur.  Enfin, le rapport précise qu’il faudra des champions pour mener à terme une stratégie réussie, des gens qui mobiliseront les acteurs clés et établiront des objectifs précis.

« Par le passé, face aux défis, l’industrie canadienne du bœuf a su se rallier, collaborer et les relever avec vigueur, » de conclure McInnes.  « Notre rapport prétend, et plusieurs intervenants clés abondent dans ce sens,  qu’à l’aide d’une solide stratégie, d’un engagement à travailler ensemble et d’une discipline d’exécution efficace – l’industrie canadienne du bœuf saura, encore une fois, être à la hauteur et livrer les avantages attendus des producteurs, des intervenants et des consommateurs au Canada et à l’étranger.  L’industrie doit visualiser ce qui est de l’ordre du possible pour ensuite concevoir une stratégie qui lui permettra de se rendre à destination. »

L’ICPA a interviewé plus de 80 intervenants du secteur du bœuf  et d’autres secteurs connexes  à l’automne de 2011.  Il a aussi mené une importante campagne de consultation en 2012.  L’ICPA a pu entreprendre cette étude grâce au financement de la Alberta Livestock and Meat Agency (ALMA), de la Banque Royale du Canada (RBC) et du Saskatchewan Ministry of Agriculture.

À propos de l’ICPA

L’Institut canadien des politiques agro-alimentaires (ICPA) est un forum indépendant et impartial qui œuvre pour la réussite du secteur agricole et agroalimentaire canadien. L’ICPA est un catalyseur. Il identifie les nouveaux enjeux, favorise le dialogue et présente des options de solutions aux enjeux de concert avec les intervenants des diverses chaînes d’approvisionnement agroalimentaires ainsi qu’avec d’autres intervenants du milieu alimentaire. L’ICPA, dont le siège social est situé à Ottawa, a été constitué en société sans but lucratif en 2004 par le gouvernement fédéral et est dirigé par un conseil d’administration, dont les membres sont issus de divers milieux, appuyé par un comité consultatif.

Données clés du rapport de l’ICPA

1. Importance du secteur du bœuf L’industrie canadienne du bœuf génère $6 milliards en ventes à la ferme (2011), soit quelque 15% de la valeur de la production agricole.
2. Balance commerciale du bœuf à la baisse En 2011, la balance commerciale du Canada, en termes de valeur, était de $42 millions, alors qu’elle était de $1,4 milliard en 2002.
3. Approvisionnement intérieur du bœuf Le Canada fournit quelque 75% du bœuf dans son propre marché.  Ce chiffre est moindre que les 87% de 2005 à cause de la hausse des importations provenant des USA.
4. Différences de la valeur du commerce du bœuf
Canada – USA
Les exportations de bœuf du Canada vers les USA comptent pour seulement 60% de la valeur du bœuf exporté des USA vers le Canada. En 2011, les exportations de bœuf du Canada vers les USA se chiffraient à une moyenne de $3,74/kg, alors que le prix moyen des importations des USA était de $6,55/kg.
5. Exportations de bœuf des USA ailleurs qu’au Canada vs. Exportations de bœuf du Canada ailleurs qu’aux USA Les exportations de bœuf des USA ailleurs qu’au Canada sont en hausse de 280% depuis 2005, alors que les exportations du Canada ailleurs qu’aux USA sont en hausse de 45%.  Depuis 2002, les exportations du Canada ailleurs qu’aux USA étaient en baisse de 3,5% alors que l’industrie du bœuf des USA a augmenté de 51% ses exportations vers les marchés internationaux (excluant les envois au Canada).
6. Importance du marché américain En moyenne, 85% des exportations de bœuf et de bovins sur pied sont destinés à un seul marché, celui des USA.  Pour une moyenne quinquennale (2007-2011), les ventes canadiennes de bœuf et bovins  aux USA se chiffraient à quelque $2,2 milliards (pour un total combiné de $1,8 milliard en 2011).
7. Diversification des marchés d’exportation En 2011, 74% des exportations de bœuf du Canada allaient vers les USA, ce qui représente 72% de la valeur totale des exportations de bœuf canadiennes.  En 2002, 78% des exportations de bœuf  (quantité) du Canada allaient vers les USA, soit 83% de la valeur totale.
8. Cheptel bovin du Canada Le cheptel bovin du Canada a diminué de 1 million de têtes, soit 20% depuis 2005.
9. Consommation de bœuf  (Canada) La consommation per capita a baissé de 10,7% depuis 2001 et se chiffre maintenant à 27,5 kg/per capita (en carcasse équivalente).  La consommation de porc sur la même période a baissé de 28% alors que celle de la volaille (poulet, poule et dinde) a augmenté de 3,4%.
10. Consommation de bœuf (mondiale) La consommation globale de volaille a augmenté de 10,3% au cours des trois dernières années (2008-2011) alors que celle du bœuf a baissé de 3,5%.  Parmi les pays de l’OCDE, la consommation du bœuf est à la baisse.  Mais dans les pays non membres de l’OCDE, cette consommation est à la hausse.

www.capi-icpa.ca
ICPA blog

Le gouvernement Harper investit dans la salubrité des aliments de l’industrie du poulet

Poulet et salubrité

Winnipeg (Manitoba), le 24 juillet 2012 – Le gouvernement du Canada vient en aide aux producteurs de poulet en renforçant les systèmes de salubrité des aliments des élevages de poulet partout au pays. Le député James Bezan (Selkirk – Interlake), au nom du ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Gerry Ritz, a annoncé aujourd’hui un investissement pouvant aller jusqu’à 72 500 $ au profit des Producteurs de poulet du Canada (PPC) dans le cadre de la réunion d’été annuelle de cet organisme, tenue à Winnipeg.

« Il est important d’aider les producteurs canadiens à continuer de produire des aliments sûrs et de grande qualité pour le marché, car l’économie demeure la priorité du gouvernement, a déclaré le député Bezan. Ce projet permettra aux producteurs de poulet de gérer les risques liés à la salubrité des aliments de façon proactive pour qu’ils puissent continuer à répondre aux demandes croissantes du marché. »

Les PPC se serviront de cet investissement pour vérifier leur système de salubrité des aliments à la ferme, et ainsi permettre de veiller à ce que l’industrie du poulet respecte des procédures et des pratiques excellentes en matière de salubrité. Par la suite, ils entameront la dernière étape du Programme de reconnaissance de la salubrité des aliments à la ferme de l’Agence canadienne d’inspection des aliments. Ce programme national s’appuie sur les principes du système d’analyse des risques et de maîtrise des points critiques (système HACCP), qui permet de cerner les éventuels problèmes liés à la salubrité des aliments avant que les produits ne quittent l’exploitation agricole.

Les PPC s’emploient à être le premier organisme à obtenir une pleine reconnaissance dans le cadre du Programme. Ainsi, les autres organismes pourront tirer des leçons des expériences du projet pilote. Un système de salubrité des aliments solide reconnu par le gouvernement permettra de garantir à la population canadienne que les produits alimentaires sont manipulés de façon sécuritaire, ce qui contribuera à accroître les profits des producteurs.

« Nous sommes déterminés à assurer la salubrité des aliments et à élever du poulet canadien de qualité auquel les consommateurs peuvent faire confiance, a affirmé M. Dave Janzen, président des PPC. À titre de chefs de file en matière de programmes de salubrité des aliments à la ferme, les PPC sont fiers d’être le premier organisme à expérimenter les dernières étapes du programme de reconnaissance et à faire part des leçons apprises pour les autres produits agricoles. Nous sommes résolus à nous associer au gouvernement pour continuer à répondre aux besoins des consommateurs canadiens. »

Cet investissement fédéral provient de l’Initiative canadienne intégrée de salubrité des aliments du cadre Cultivons l’avenir. Le gouvernement du Canada aide les organismes à mettre au point des systèmes HACCP ou des mécanismes nationaux comparables reconnus par le gouvernement pour assurer la salubrité des aliments à la ferme et en aval de la ferme. Pour en savoir davantage sur cette initiative, visitez le www.agr.gc.ca/icisa.

Maggie, la vache-hublot qui sauve des vies, à la 175e Expo agricole de Saint-Hyacinthe

MISE À JOUR 27 JUILLET 2012: Un reportage sur Maggie, diffusé à TVA. À voir ici.

 

Le plus grand festival familial à thématique agricole en Montérégie et gagnant 2012 aux Grands Prix du tourisme québécois, l’Expo agricole de Saint-Hyacinthe dure 11 jours soit du 26 juillet et ce jusqu’au 5 août. Vachement génial depuis 175 ans!

Maggie la vache à hublot

Maggie sera au Salon des races, une collaboration de l’École de Médecine vétérinaire de l’Université de Montréal

En 2012, Maggie, une vache à hublot sera en vedette au Salon des Races. Cette Holstein qui possède une ouverture, sur son flanc donnant accès à un de ses 4 estomacs permet à d’autres bovins d’être soignées et parfois même guéris grâce au jus de rumen extrait de ce « hublot ». Cette présentation en exclusivité est rendue possible grâce à la Faculté de Médecine vétérinaire de l’Université de Montréal.

(Note de la rédaction: Avant de vous lancer sur Google et de vous taper tous les articles et commentaires sur la souffrance de ces pauvres vaches, lisez cet article de Rue 89 qui l’a fait avant vous et est allé… un peu plus loin.)

Exposition agricole et alimentaire de St-Hyacinthe

Une vue d’ensemble sur le terrain de l’Expo de Saint-Hyacinthe, le plus grand festival à thématique agricole à proximité de Montréal.

L’Expo de Saint-Hyacinthe, présentée par Desjardins vous propose plus de 55 attractions sous les thèmes «À la ferme», «Activités familiales», «Spectacles», «Plaisirs gourmands», «Manèges» et «Sports Extrêmes».

À proximité de Montréal, l’Expo c’est plus de 2100 animaux, le Grand national de tire de tracteurs, le musée agricole, les nouveaux produits du terroir, plus de 60 spectacles musicaux, le concours provincial d’attelages, des rodéos, la journée « Naître et grandir », la nouvelle Zone Famille Oasis et beaucoup plus…

Pour sa journée d’ouverture des célébrations du 175e, le lancement de « La grande cuisine des régions Aliments du Québec » aura lieu à 16 heures.

Le groupe très populaire Les Cowboys Fringants viendra également lancer les festivités avec un spectacle gratuit à 21 heures !

En 2011 l’Expo a attiré plus de 205 600 personnes. Le festival de 11 jours est parmi les plus complets et les plus abordables (17$ par jour (15$ pour les 3 à 15 ans) ou 40$ pour les 11 jours, manèges inclus), pour tous les goûts durant les grandes vacances au Québec!

Alors, une petite saucette hors de la ville, ça vous dit? Oui, il y a les manèges, le marché au puces et tout ce genre de choses, mais prenez aussi le temps d’aller « jaser » avec les agriculteurs, ceux qui mettent la bouffe… dans votre assiette!

Tous les détails sur expo-agricole.com

Les Producteurs laitiers du Canada remettent les Prix de développement durable. Ferme M. Grenier et fils parmi les 4 finalistes.

OTTAWA, le 28 juin 2012 /CNW/ – Les Producteurs laitiers du Canada (PLC) sont fiers d’annoncer les finalistes pour le nouveau Prix de développement durable en production laitière, commandité par Lely Canada.

« Ce prix récompense des pratiques novatrices qui vont au-delà des normes de l’industrie et des pratiques généralement recommandées pour réduire l’empreinte environnementale sur les fermes », a déclaré M. Wally Smith, président des PLC. « Bien que les PLC remettront ce prix pour la première fois cette année, les pratiques durables en production laitière ne datent pas d’hier. Elles ont été transmises de génération en génération par les producteurs, qui ne cessent d’apprendre pour les améliorer de façon continue. »

Les quatre finalistes choisis pour l’engagement et l’innovation dont ils font preuve sont les suivants :

  • Charles Hill and Son Ltd. (Nouvelle- Écosse);
  • Ferme M. Grenier et fils ltd. (Québec);
  • Lakeside Dairy (Alberta);
  • Sunholm Farms (Ontario).

Le gagnant sera annoncé le 18 juillet 2012, à l’assemblée générale annuelle des PLC, à Saint-Jean (Terre-Neuve et-Labrador), où il recevra un trophée et un prix de 2 000 $. Les trois autres finalistes recevront un prix de 1 000 $. Pour plus de renseignements sur chaque finaliste, visitez producteurslaitiers.ca.

Les PLC ont reçu 14 candidatures, qu’un comité de sélection a évaluées en fonction de critères basés sur les pratiques environnementales durables, financièrement viables, qui comportent des avantages sociaux et que d’autres fermes peuvent adopter. Ces finalistes gèrent des entreprises familiales fortes, se préoccupent de la santé de leur terre et contribuent à leur communauté locale. Ils sont un modèle pour les producteurs qui souhaitent continuer d’améliorer leurs pratiques à la ferme.

Environnement Canada rapporte que les émissions de gaz à effet de serre provenant de la gestion du fumier et des vaches (qui sont des ruminants) ont baissé de 21 % entre 1990 et 2009. En 50 ans, le nombre de vaches laitières au Canada a diminué de 50 %, alors que nous produisons plus de lait à l’aide de moins de ressources (rendement plus élevé des cultures et moins d’intrants ont aussi contribué à la réduction des émissions des fermes).

Les PLC remercient leur comité de sélection, formé d’experts des secteurs universitaire, agricole et du gouvernement. Ces gens ont jugé les candidatures selon leurs diverses perspectives, et discuté des mérites des producteurs en ce qui a trait au développement durable, au respect de la terre et des pratiques innovatrices.

  • Karen Beauchemin, Ph. D., chercheuse (nutrition des ruminants), Agriculture et Agroalimentaire Canada
  • Shabtai Bittman, Ph. D., chercheur (sols, fourrages et grandes cultures), Agriculture et Agroalimentaire Canada
  • Chantal Foulds, agronome et directrice, Coordination services-conseils (CSC)
  • Ralph Martin, Ph. D., Professeur et titulaire de la Chaire de recherche sur la production alimentaire durable de Les Compagnies Loblaw limitée, Université de Guelph
  • Greg Northey, Directeur des politiques environnementales, Fédération canadienne de l’agriculture
  • Dennis O’Grady, Directeur général, Conservation de la Nation Sud
  • Jean-Pierre Revéret, Ph. D., vice-président, groupe AGÉCO, professeur et co-titulaire de la Chaire internationale sur le cycle de vie, Université du Québec à Montréal
  • Ron Versteeg, Producteur laitier et membre du Conseil d’administration des Producteurs laitiers du Canada
  • Marina von Keyserlingk, Ph. D., Professeure associée et titulaire d’une chaire de recherche industrielle du CRSNG, Université de Colombie-Britannique

Lauréat au Québec: Ferme M. Grenier et fils Inc.

Ferme M. Grenier et fils Inc.

« Chaque fois que nous avons un projet, nous regardons comment nous pouvons améliorer ce que nous avons déjà sur la ferme, soit en l’utilisant mieux ou différemment, ou en le modifiant. Nous faisons beaucoup d’essais. »

À la ferme M. Grenier et fils Inc., on se soucie tous les jours de l’environnement et on voit le développement durable comme un investissement dans l’avenir. Anita Grenier et Rock Simard sont secondés par leur deux fils Benoit et Alain. Située dans la région de l’Estrie, cette ferme de 150 hectares compte un cheptel de 150 vaches Holstein, dont environ 90 en lactation.

Anita et Rock sont innovateurs et n’hésitent pas à essayer de nouvelles pratiques et à en documenter l’utilité. Ils travaillent en partenariat avec le club agroenvironnemental de l’Estrie depuis 12 ans. Ils collaborent aussi à des essais avec le MAPAQ et l’IRDA. L’an dernier, Anita a prononcé une conférence sur les pratiques d’agriculture durable, en plus d’accueillir des producteurs à l’occasion de journées champ.

Lire l’article complet ici

 

 

Lauréat Canada Atlantique: Ferme Charles Hill et fils

Ferme Charles Hill et fils

« L’amélioration de la productivité des employés et des vaches, de meilleures conditions de travail, la mise à niveau du système électrique qui permet de réduire les coûts, des technologies plus nouvelles et du matériel plus efficace ont amélioré notre bilan financier. Chacun y gagne, même l’environnement! »

Allan Macmillan et Tara Hill‑Macmillan sont la 5e génération à travailler cette ferme où ils traient 150 vaches laitières et produisent des cultures sur 264 hectares de riche sol littoral et marécageux près de Truro, en Nouvelle-Écosse. Allan et Tara sont fermement convaincus qu’il est avantageux d’ouvrir leurs portes et de montrer au public de quoi retourne la production laitière.

Chaque année, la ferme, qui est proche de la ville, des grandes routes et voies d’eau, ouvre ses portes aux écoles maternelles locales, aux écoles primaires et à diverses classes du Collège agricole de la Nouvelle-Écosse. Allan et Tara ont également participé au plus récent programme provincial Journée agricole portes ouvertes et au Dairy Focus Tour. Ils accueillent plusieurs centaines de personnes à leur ferme.

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Lauréat Alberta: Ferme Lakeside

Ferme Lakeside

« La durabilité et la rentabilité vont de paire à la ferme Lakeside. Les pratiques qui ont les effets les plus profonds n’ont pas besoin d’importants investissements en capital et engendrent des économies d’argent et de main-d’œuvre qui sont immédiates et qui procurent des occasions à l’avenir ».

Jeff Nonay est un partenaire d’une ferme diversifiée avec 5 autres membres de sa famille. Ils traient de 170 à 180 vaches Holstein au moyen d’un système de traite volontaire dans la ville de Legal, en Alberta. Ils produisent des cultures pour nourrir le troupeau et utilisent également leurs 1 000 hectares de terrain pour cultiver du canola, des pommes de terre de semence et des grandes cultures. La ferme emploie 4 personnes de plus à temps plein.

Lakeside est de plus en plus reconnue parce qu’elle utilise le gypse comme litière et pour améliorer le sol. La ferme a fait l’objet de plusieurs articles et a pu démontré les avantages de mélanger des feuilles de gypse non utilisées et moulues à des copeaux de bois pour la litière des vaches. La litière est compostée avec du fumier et de la litière de poulet d’une ferme voisine, du gypse supplémentaire, puis elle est utilisée comme engrais pour les champs.

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Lauréat Ontario: Les fermes Sunholm

Les fermes Sunholm

« De plus en plus de consommateurs votent avec leur portefeuille et la demande pour des produits provenant de fermes respectueuses de l’environnement augmente. De nombreuses fermes font des choses semblables à celles que nous faisons, et de nombreuses autres en font plus. Nous croyons que chacun peut faire un meilleur travail ».

La ferme

Grant et Pamela Martin sont propriétaires d’une ferme laitière qui compte 80 vaches, 275 hectares de terrain et une entreprise de vente directe aux consommateurs de viande d’animaux élevés au pâturage, d’œufs et de produits laitiers biologiques dans le comté Huron, en Ontario. Ils ont 4 jeunes garçons.

Grant et Pamela sont tous deux titulaires d’un baccalauréat ès science en agriculture et ils ont une passion pour l’éducation permanente. Ils participent à de nombreuses visites guidées de fermes et ont accumulé une vaste bibliothèque sur l’agriculture écologique. Ils participent activement au comité West Planning pour les Ecological Farmers of Ontario (EFO).

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